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Au gré du vent [Libre]

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MessageSujet: Au gré du vent [Libre] Mar 21 Fév - 10:34

Une ombre encapuchonnée sortit de sa hutte. Il avait fait bien attention à ne pas réveiller ses deux petites sœurs en sortant, faisant son trajet sur la pointe des pieds. L’aube s’était levée depuis quelques minutes seulement. Le jeune homme savait qu’il serait enfin tranquille quelques instants. Il avait besoin de se recueillir. Le poids de ses responsabilités était trop lourd, ces jours derniers. Sa mère allait de plus en plus mal. La vieillesse, oui, mais aussi le froid qui s’était abattu sur Silver Wood. Bien que sa tribu soit parfaitement protégée, grâce aux peaux fabriquées par les femmes lors de la belle saison, il n’était pas rare de voir des anciens trépasser, incapables de supporter les caprices de la météo. Sa mère n’était pas si âgée, mais elle était pratiquement toujours épuisée et ça ne l’aidait pas. Hayron faisait son possible pour la décharger un maximum de ses tâches, il savait que son père l’aurait fait à sa place, s’il avait été là. Sa femme comptait plus que tout, à ses yeux.

Deux heures durant, le jeune homme se perdit dans la forêt. Il marchait, il ne savait trop vers où et il s’en fichait. La nature l’apaisait et lui permettait de réfléchir librement, posément, de prendre son temps et de philosopher, à ses heures perdues quand le cœur lui en disait. Ses pas le guidaient, il les laissait faire. Finalement, Hayron atterrit dans un champ. Avec une pointe de nostalgie, il se dit qu’au printemps, cet endroit devait être resplendissant. Il se promit d’y revenir quand le temps sera plus clément. Aujourd’hui, dans les rayons clairs de cette belle matinée au ciel dégagé, la plaine était déserte, absolument pas fleurie, seulement recouverte d’un fin manteau de neige. Malgré tout, la beauté de la nature restait la même, en tout saison. Hayron sourit devant ce fait. La nature … sa plus belle alliée.
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Ҩ Mage
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Cerrydwen
Ҩ Mage
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MessageSujet: Re: Au gré du vent [Libre] Jeu 8 Mar - 3:26

Comme la vie est lente, et comme l'espérance est violente...
Vienne la nuit, sonne l'heure, les jours s'en vont, je demeure.




Le jour venait de poindre. Il n'y avait que quelques minutes que les rayons peignaient d'or les nuages porteurs de neige, et pourtant je savais déjà qu'ils ne réchaufferaient pas l'atmosphère glacial qui régnait dehors. Il avait gelé toute la nuit, et la fine couche de givre qui commençait à scintiller sous l'astre solaire semblait s'étendre à l'infini. J'aurais presque pu la voir naître, car je n'avais fermé l'oeil de la nuit. Pourtant, les ancêtres savent combien j'aurais aimé dormir. Rejoindre les limbes du sommeil afin de les trouver et d'entendre leurs antiques voix. Mais rien de tout cela n'était arrivé. Peut-être avais-je été reniée, peut-être n'avais je plus ma place au sein de mon Clan. Qui savait ? Personne n'était là pour me dire quoi que ce soit, pas même les ancêtres. Je n'avais eu le courage de me rendre au camp ce soir là. Tous m'avaient vu à l'assemblée, mais je doutais de vouloir revenir avec eux. Et j'ignorais même s'ils voulaient que je revienne. De toute les manières, je n'avais pas vraiment le choix, et la décision finale appartenait à mon Clan. Aussi je préférais ne pas faire de polémique, et dormir loin du camp... Le champ fleuri avait été un bon endroit pour "me reposer". Assise sur un rocher perdu dans les herbes gelées, j'avais pu contempler leur éclat sous le feu lunaire.

Mais le jour se levait, et je savais que je ne serais sans doute pas plus longtemps tranquille ici. J'aurais du me lever, et m'en aller. Mais pour aller ou ? Pour faire quoi ? Avant, mon mentor m'aurait emmenée découvrir des choses, des plantes, que sais-je. Ou alors nous serions restés dans la hutte, à discuter pendant de longues heures. Mais tout cela était fini, depuis longtemps même si cela me semblait encore proche. La blessure de la mort ne se cicatrise-t-elle donc jamais ? Je soupirais, la tête entre les mains. Mes cheveux de jais coulaient vers mes yeux bleus, ne me laissant qu'un maigre champ de vision. Mais je n'avais pas besoin de voir quoi ou qui que ce soit. Il n'y avait rien, rien aux alentours, rien ni personne. J'étais bel et bien seule, seule dans cet espace vide, et mort. D'habitude, des fleurs éclosent ici, dès les premiers redoux. Seulement le printemps tardait à revenir, et cela me manquait. Non pas que je n'aimais guère la neige, mais la chaleur du soleil a toujours eu le don de donner du baume au coeur des êtres. Et j'espérais qu'il pourrait avoir cet effet bénéfique sur moi. Avoir été apprentie mage m'avait appris bien des choses, mais j'ignorais toujours comment parvenir à panser mes propres plaies. Il m'avait dit que le temps atténuait les peines. Il doit y avoir trop de blessures que le temps ne peut effacer...

Perdue dans mes pensées, je ne réalisais pas que la neige me tombait dessus. Lorsque le froid atteignit enfin ma consciente, une belle couche blanche s'était déjà formée autour de moi, rendant humides mes vêtements et mes cheveux. Je soupirais à nouveau, secouant la tête afin d'éradiquer la présence de flocons non fondus. Il fallait vraiment que je me bouge, pourquoi faire je n'en savais rien. Mais je ne pouvais décemment pas rester là à me laisser geler vivante par l'hiver. Je me relevais alors, la mine sombre. A quoi bon, dans le fond ? Qu'est-ce que j'allais bien faire, hein ? Et puis...

*BAM*

Le choc de la collision coupa court tant à ma marche trop rapide qu'a mes pensées qui avaient distrait ma perception visuelle. Un peu groggy, je bredouillais bêtement, loin de la froideur que j'avais habituellement :

- Oh... bon sang... euh... je.. je suis désolée euh, excusez moi... je...

Je secouais la tête, reprenant rapidement mes esprits. Les contours dansèrent moins, et ma vision perdit ce flou qui m'accablait. La fatigue était peut être plus grande qu'elle ne me le paraissait. Je réalisais alors que j'avais heurté quelqu'un. Quelqu'un qui me regardait avec des yeux chocolats, son visage fin encadré par des mèches blanches, tirant sur le bleu. Etrange, songeais-je en reprenant mon souffle. Rapidement, j’enchaînais :

- Mais que faites vous ici ? Il n'y a rien, ni personne, à cet endroit ! Surtout à cette période de l'année...

Rien, personne, à part moi, mais bon. Il était impossible qu'un inconnu soit venu ici pour venir à ma rencontre, alors la question n'était pas aussi stupide qu'elle pouvait le sembler de prime abord. Le regard empli de questions; je fixais l'inconnu qui n'avait pas encore réagi.

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