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Histoire du Silverwood.

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Ҩ Chef de Clan
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♥ Braise
Ҩ Chef de Clan
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MessageSujet: Histoire du Silverwood. Jeu 28 Juil - 5:09

NE LISEZ PAS, C'EST EN COURS & EN CORRECTION!







Chapitre 1:

Les yeux de Sora



Mon histoire commence il y a 6200 de là. Qui suis-je? Ceci n’a pas d’importance mais ce que je vais vous raconter en a, alors écoutez-moi bien. Ma famille, mes semblables, et moi-même vivions en paix autrefois. Nous étions un clan, un seul pour toute la forêt, une famille. Nous étions le clan de notre mère la terre, le clan du chêne. Mais un jour un terrible et tragique désastre arriva. Il était tard, nous dormions tous paisiblement dans nos tentes puis un de nos hommes hurla nous réveillant tous. Je sortis d’un pas précipité de ma tente pour découvrir avec horreur qu’un cercle de brume rouge entourait notre village. Les femmes couraient avec leurs enfants qui pleuraient dans leurs bras, les hommes essayaient d’éteindre cette étrange brume avec de l’eau mais moi je restais là, à les regarder tous. Mon père me réveilla de ma torpeur et je repris enfin conscience. Le danger était partout autour de moi mais je ne voulais pas fuir, je voulais aider. Je me précipitais dans toutes les tentes aidant les enfants trop jeunes à partir, supportant le poids des doyens sur mes épaules et aidant chaque blessé. Puis j’entendis un petit cri au loin, une petite fille âgée de quatre étés qui pleurait perchée sur le corps sans vie de sa mère. Au-dessus de la jeune fille, une branche d’arbre embrasée s’apprêtait à lui tomber dessus. Je pris mon élan et courus afin de pousser la fille de la trajectoire de la branche, au dernier moment je réussis, mais la branche atterrit dans ma figure. Des braises me brulèrent les yeux et ma vue se fit floue et tout devint noir. Je m’évanouissais, la dernière chose que je vis fut cette brume qui ravageait mon village. Ce soir nous avions connu le feu.

Chapitre 2:

Le conseil des doyens




Le lendemain lorsque je me réveillais, j’ouvris les yeux mais ne vit rien. J’étais devenue aveugle. La panique me prit, je me mis à hurler et pleurer. Ma mère est arrivée, elle me tint le bras et essaya de me rassurer mais en vain, je ne la voyais même pas, je ne pourrais plus jamais voir. Le soir même, les doyens se réunirent avec le chef, le lieutenant et les mages du clan pour entreprendre un conseil. Ne me demandez pas comment j’ai réussi à les suivre, je les ai juste entendus. Depuis que je ne voyais plus, mes autres sens s'étaient développés comme mon ouïe aussi, chaque voix je la reconnaissais. Alors je les ai suivis en silence en tâtant les arbres et la végétation pour ne pas tomber même si cela m’est arrivé trois fois. Enfin, ils se stoppèrent au Grand Chêne. Mon odorat aiguisé sentit l’odeur des cendres, il avait brûlé lui aussi. L’heure était grave.

« Ce soir, j’invoque un conseil en votre présence afin de discuter de l’incendie qui a ravagé notre camp. Plusieurs de nos frères et soeurs ont péri, nous les pleurerons avec tout l’honneur qu’ils méritent. Et maintenant, que chacun s’exprime. » Dit le chef.

Un silence se fit, puis une voix de doyen hurla:

« Notre mère la terre ne veut plus de nous, c’est elle qui a déclenché ce ravage! Elle qui a tué nos semblables! Par sa faute mon fils Torukt n’est plus! »

« Tu te rends compte de l’accusation que tu portes! Ceci est grave! Notre mère la terre n’y ait pour rien et tu es en train de la provoquer espèce de vieillard insouciant! »
Tonna la mage Nakayielle.

Soudain le chef gronda. Le doyen avait du se lever pour essayer de frapper Nakayielle.

« Cessez de vous battre! Vous n’avez pas honte! Cela dit je pense que tu n’as pas tort doyen, notre mère est censée nous protéger hors ce soir des dizaines d’hommes, d’enfants ou de femmes ont péri et la vue a été enlevé à une pauvre petite fille! »

Je voulus sortir pour protester mais que dirais-je ? Moi j’étais de l’avis de Nakayielle, j'ai toujours admiré cette mage si forte et brave. Plusieurs doyens furent d’accord avec le père du pauvre Torukt puis une voix de femme a dit:

« Si elle ne veut plus de nous, nous devons partir, quitter cette terre, pour le bien de notre clan. »

« Mais enfin c’est insensé! Je….. »


Nakayielle se tut, le chef venait de lui lancer un regard méprisant, elle poussa un juron et se ravisa. Enfin le chef reprit la parole:

« Que ceux qui sont pour partir lèvent la main! »

Je ne pus rien voir mais j’entendis la mage pousser un autre juron et s’en aller, ça voulait sans doute dire que nous allions quitter le village, notre chef reprit finalement.

« Très bien. Dans trois jours, après avoir pleuré nos morts, nous embarquerons sur nos pirogues et sillonneront les océans à la recherche d’une nouvelle terre où nous pourrons vivre en paix. Fin du conseil! »

Je fondis en larmes et courut jusqu’à ma tente sans m’apercevoir que je ne m‘étais rien prit, puis je m’écroulais sur mon couchage. Nous allions partir, nous allions quitter notre terre.



Chapitre 3:

Un nouveau départ



Trois jours passèrent, trois jours silencieux où nous pleurâmes nos morts et fîmes nos sacs. A l’aube du troisième jour je pris place dans la pirogue de mes parents avec mes affaires, puis je me tournis et regardais pour la dernière fois sans la voir vraiment, la terre de mes aïeux, je dis adieu à mon enfance.

Nous sillonnâmes les mers pendant très peu de temps, cinq jours exactement. Alors que nos provisions n'étaient plus, une terre apparu. Je ne la vis pas, enfin pas réellement car étrangement, alors que je ne devrais voir que du noir, je vis la lumière. De la lumière argentée mais rien de plus, juste un mince filet d’argent qui s‘éteignit tout de suite. Nous débarquâmes dans la joie, les enfants couraient, les femmes riaient et les hommes enlevaient les affaires des pirogues en chantant joyeusement. Le soir même après que les femmes soient allées chercher la nourriture et que les jeunes eurent chassé l’Auroch, nous fûmes réunis autour du feu que nous avions apprivoisé, tout le monde chantait et riait sauf moi. J’étais assise dans un coin, Nakayielle vint me rejoindre.

« Tu n’as pas le cœur à la fête on dirait, moi non plus. »

Je levais les yeux vers elle sans vraiment savoir où elle se trouvait, puis je lui dit:

« Tu es en colère parce qu’ils ont renié nos ancêtres, être en colère est mauvais. Essaye de te mettre à leur place, ils sont bouleversés, ils ne comprennent pas comme toi. »

« Tu parles avec une telle sagesse, c’est étonnant pour une fille de ton âge. Je crois que l'on a beaucoup à apprendre de toi. »

Je lui souris d’un air triste puis Nakayielle posa sa main dans la mienne et me dit:

« Tu sais Sora, ce n’est pas pour rien que tu as perdu la vue, les ancêtres ont dû le vouloir. Je pense que c’est une sorte de bénédiction et que un jour tu sauras l’utiliser avec honneur. »

Sur ce, elle partit me laissant stupéfaite. Je me dirigeais lentement vers ma tente et m’endormis vite fait dans l’inquiétude et le doute.


C’était la pleine lune, la forêt était éclairée d’une lueur argentée. Je me tenais là, et je regardais les étoiles devant ma tente. Les étoiles!! Je pouvais les voir! Je voyais la forêt, je voyais le camp, puis je me levis et partis en courant dans le bois. Tout était si beau! Les fleurs, les arbres… Tout! Je courus à en perdre haleine, je riais, sautais. Toute la forêt semblait chatoyante puis j’arrivais dans une plaine, un champ fleuri merveilleux. Les fleurs semblaient phosphorescentes, d’ici je vis toute la forêt, la forêt d’argent. Une cascade éclairée par la lune clapotait au loin, une falaise se situait encore plus loin ainsi qu’une rivière, une plaine, puis une montagne où brillait une lueur bleue. Je me levis et poursuivis ma course puis j’atterris dans une grotte. En plein centre, il y a avait une roche bleue majestueusement belle, puis autour, il y avait huit créatures toutes entourées d’un halo argenté. Un lion, un renard, un loup, un aigle, un rat, une loutre, un cerf et un ours.

« Nous t’attendions. » Dirent-ils tous en cœur.

Puis je me réveillais.


Chapitre 4:

Le chemin d'argent



Trois jours suivirent après mon étrange rêve, certes je n’avais pas vraiment retrouvé ma vue mais je me posais des milliers de questions, mais toutes étaient sans réponse. Tout ça semblait invraisemblable mais ça m’avait paru tellement réel! Le pire est quand j’ai demandé à ma mère à quoi ressemblait la forêt. Elle me l’avait décrite et c’est avec stupeur que je m ‘étais rendue compte que c’était la même que dans mon rêve. Alors que je commençais à me sentir de plus en plus seule, Nakayielle manifestait de plus en plus d’intérêt à mon égard. Elle s’occupait de moi, m’aidait à mieux me diriger dans la forêt, elle m’apprenait la médecine des plantes en me les faisant sentir et toucher, ceci m’intéressait beaucoup. Je l’aidais à soigner les gens et c’était la seule chose qui me plaisait réellement car cela me rendait utile, enfin un peu. Un jour, la mage me demanda même de devenir son apprentie, mais hélas ici, il n’y avait pas de lieu sacré pour que mon statut me soit accordé comme il se le doit, par les ancêtres. Alors je devins son apprentie non officialisée. Puis un jour, je marchais dans la forêt tranquillement à la recherche de plantes, quand soudain malgré mon handicap, je vis un chemin. Un sentier nimbé de lumière argentée. Je rassemblais mon courage puis m’élança sur le chemin. Ce chemin me semblait de plus en plus inquiétant, à mesure que j’avançais, des voix résonnaient dans ma tête.

« Elle est là! » Disait une voix.

« C’est elle vous êtes sur? » En dit une autre.

Plein de voix cacophoniques me brouillaient l'esprit. Paniquée, je me mis à courir sur le chemin argenté puis j’arrivais dans une grotte, je le sentis grâce à l’humidité et l’odeur. C’était celle de mes rêves. Ma vue se fit floue, puis je vis des lumières, des formes et enfin tout. Une pierre bleue entourée par huit créatures, puis comme dans mon rêve ils dirent tous en cœur:

« Nous t’attendions. »


Chapitre 5:

Une nouvelle ère



J’étais toujours dans la grotte. Les huit créatures me regardaient toutes. Je ne songeais même pas qu’il était étrange que des créatures de la forêt me parlent, j’étais à la fois surprise et paniquée.

« Comment avez-vous fait ça! Comment puis-je vous voir? »

A ces mots, le cerf s’avança vers moi et dit:

« Nous te connaissons bien Sora. Tu es une enfant au cœur pur, tu es celle qui les sauvera. »

« De quoi parlez-vous! lui Répondis-je d’un ton qui s’avérait plutôt craintif. »

« Moi même je ne peux te le dire, mais nous avons le pressentiment que c’est toi. Nous t’avons choisi pour apporter un message à tes semblables. »

« Quel message? »

« Le temps est venu pour tes frères et sœurs de vénérer de nouveaux ancêtres. Cette forêt nous appartient. »


Puis le Lion s’approcha à son tour et déclara:

« Elle est née du courage et de la noblesse des Lions! »

« De la vaillance et de la ruse des Renards! »
continua le Renard.

« De la rapidité et de la vivacité des Aigles! » ajouta l’Aigle.

« De la sagesse et l’intelligence des Cerfs! » reprit le Cerf.

« De la force et de la chaleur des Ours! » Dit l’Ours.

« De la curiosité et de la moquerie des Loutres! » Dit la Loutre.

« De la férocité et de la vagabondise des Loups! » Dit le Loup.

« De la malignité et de la cruauté des Rats! » finit le Rat.

« Et enfin, de la loyauté de tous! »Dirent-ils tous en cœur.

Je les fixais tous. Ils avaient l’air tellement puissants et dégageaient une aura argentée tellement bienveillante! Avec courage, je m’approchais d’eux et leur dis:

« Je ne suis pas sûre que mon clan soit prêt à honorer de nouveaux ancêtres mais je vais faire de mon mieux! »

Cette fois-ci ce fut le Lion qui s’approcha de moi et me dit:

« Tu es sage jeune fille. Comme l’a dit le cerf, ton cœur est pur, tu représentes le bon côté de l’homme. Tu es l’espoir! »

Sur ce, la loutre me fit un clin d’œil et le renard me lança un regard malicieux puis je partis.


Chapitre 6:

L’espoir fait vivre


Je courus dans la forêt à en perdre haleine, hélas dès que je fus sorti de la grotte, je redevenais aveugle, je ne voyais que le chemin d’argent une fois de plus. Sans encombre je parvins à arriver à mon camp, où sans le savoir, tout le monde me regardait avec stupeur. J’étais fatiguée et épuisée puis d’un coup, je m’évanouissais.

« Sora, Sora!! Réveille toi! »

C’était Nakayielle qui était penchée au dessus de moi, je la reconnut à sa voix puis j’entendis le chef, son fidèle lieutenant et une doyenne qui était avec eux.

« Que s ‘est il passé? Tu sais que tu as effrayé tout le monde comme ca? »

Ca à mon avis c’était eux tous qui parlaient en même temps, dans leurs voix je décelais de la curiosité et de la surprise alors je les regardais sans vraiment les regarder puis je me levais et sortit de la tente, la troupe à mes trousses.

« Sora que fais tu enfin! Parle! »

Le chef commençait à s’énerver mais je ne lui adressa pas même un regard, je savais où était le plus au point pour parler, alors je montais sur un grand rocher où tout le monde me regardait d‘un air pâle et inquiet mais pour moi, je n’entendais que des murmures. Alors je rassemblais mon courage à deux mains, et d’une voix fébrile, Nakayielle me tenant la main, je commençais mon discours.

« Mes frères, mes sœurs, aujourd’hui, on m’a demandé de vous transmettre un message, un message de paix. »

Ma voix se fit plus ferme.

« Cette forêt dans laquelle nous venons d’arriver, est déjà habitée par des divinités, des créatures divines. Ces créatures m’ont demandé de vous dire qu’à compté d’aujourd’hui, ils seront vos nouveaux dieux et veilleront sur vous, sur notre famille à condition que nous leur faisons honneur en respectant les règles de cette forêt. »

« Mensonge!!!! »

Le son de la foule s’amplifia, je reçus d’innombrables insultes et même que des gens me lancèrent des branches et des pierre. Nakayielle la brave commença à me défendre.

« Arrêtez bande de sauvages!!! Vous n’avez pas honte de frapper une pauvre aveugle! Franchement je ne pensais pas que nos anciens ancêtres aient pus nous apporter cet incendie! Mais là si! Regardez vous un peu, vous êtes des monstres des barbares, moi je crois Sora, ce qu’elle dit est vrai et là vous montrez à vos futurs ancêtres votre vrai personnalité! »

Certaines personnes étaient gênaient mais d’autre s’en fichaient, moi je n’en pouvait plus, je parla une dernière fois:

« Ils m’ont donné la vue, pendant l’ombre d’un instant, j’ai … j’ai vu à travers mes yeux, j’ai vu… j’ai »

Je n’eus pas le temps de continuer ma crise de démence que Nakayielle m’attrapa par la main et j’entendis des cris de stupeur dans la foule. Quoi qu’il en soit, ils ne devaient être qu’un petit nombre à croire en moi. Tout était perdu…. Mais je me battrais quand même quoi qu’il arrive!






Rédigé entièrement par Braise,
& corrigé par Moïra et Sheffra.
Toute copie, inspiration totale ou partielle ne sera tolérée, et sera sévèrement punie.

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KLICK 8D!!!




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